11 06 2013

(r)ose c’est la vie

5 VI 2013

7 VI 2013

6 VI 2013

Quand les particules de poussière lévitent dans un rayon du soleil ; si lointains souvenirs de petite fille, ce spectacle me fascine toujours autant. Comme une idée palpable de ce qu’est un Univers.
Délicieuse saison de l’éclosion des roses et onze ans que nous sommes parents ; pour la première fois depuis sa naissance, il était absent le jour de son anniversaire… apprentissage – parentissage.

Et puis, suite du billet précédent :

C’est un marronnier, je sais, j’en suis désolée, et pourtant c’est toujours aussi bon de redire (ici) le décalage entre l’image rêvée de mon métier et certaines réalités.
C’est dans l’air du temps, je ne devrais pas me plaindre, je devrais accepter le travail qu’on me propose, mais je n’arrive plus à faire semblant.
C’est un fait, en 10 ans, le smic a augmenté de plus de 30%, nos frais aussi, pas nos avances.

Et des belles choses à encourager,
parce que c’est à ces projets qui tirent l’esprit vers le haut que je crois!

- Un éditeur formidable et un projet réjouissant > L’amour #l’indispensable

- Un collectif jeune et créatif > Une belle revue de littérature et d’illustration

 

 

 

 

 

 

8 06 2013

cause I worth it

Quand il ne reste que la toute petite place au milieu du bureau,
alors c’est bon.


Je songe depuis quelques temps à publier mes courriers adressés à la banque, ou à des éditeurs peu scrupuleux (car il y a aussi des éditeurs géniaux).

Un éditeur me propose de ré-illustrer un de mes premiers livres.
Un livre qui a donc « bien » marché.

1. la proposition de l’éditeur :
avance 3000 euros, 3% de droits, 25% de cession, essai demandé, rendu fin octobre.

2. ma réponse :
Cette proposition est gratifiante, le défi me plaît, même!!!
Donc oui!
Et j’aurais plaisir à travailler dans le même esprit que mon album « Dans la maison de Poupée »!
Questions et remarques :
- Si dédit il est rémunéré, on parle de l’essai n’est-ce pas?
Je suis bien sûr disposée à faire un essai (dans les conditions ci-dessus), courant juillet.
- Les délais me conviennent très bien.
- Depuis le temps que ce titre existe (2001) et fait son chemin + s’il est prévu de le maintenir au catalogue = c’est que les risques d’échec commercial sont faibles, non?!!!
- Le format s’est agrandi et si je travaille en couleurs numériques, il n’y plus de frais de photogravure (en l’occurrence c’est même moi qui prend la responsabilité de scanner mes dessins avant de les mettre en couleur!). Je suis sûre que les éditions /\ peuvent faire un petit effort sur l’avance et les pourcentages!
J’aimerais plutôt une avance de 4500 euros, droits progressifs, OK pour les 25% de cession.

3. la réponse de l’éditeur :
Pas de négociation possible.
L’avance est déjà plus importante que celle de la première édition car le format a grandi.
Essai payé 200 euros.

4. ma réponse
Pourquoi serait-il impossible de négocier?
Le contrat est un terrain d’échange et de discussion!
Et une avance est une somme débitée sur MES droits à venir, pas un salaire!

Pourquoi les éditions /\ rééditent ce titre si ce n’est qu’elles sont sûres de leur choix, commercialement parlant?
C’est pour en faire profiter les acheteurs, bien sûr… mais pourquoi ne pas en faire bénéficier aussi les auteurs?!!
Nous avons contribué à la longévité de ce titre!

Doit-on en déduire que ce qui intéresse les éditions /\ c’est dicter un contrat, peu importe l’auteur pressenti…

Pourtant j’ai moi aussi quelques conditions quant à la qualité de travail à laquelle j’aspire et je prétends!
J’estime que la qualité de l’ouvrage dépend grandement de la considération que l’auteur et l’éditeur se portent mutuellement!
Négocier est une base de départ incontournable, et si dès ce départ je me retrouve face à un mur, je vois difficilement comment cela peut devenir intéressant pour la suite…

5. fin

Je me fais peu d’illusion sur la prochaine réponse.
Cet éditeur de référence brasse un capital monstrueux.
Et se moque ouvertement des conditions de travail de ses collaborateurs.
200 euros un essai!

PS : pour des raisons évidentes de confidentialité, je ne publie ni l’intégralité des messages de l’éditeur, ni son nom.

4 06 2013

pansement

Et puis soudain.
Le glas et la lumière ont intronisé juin.
On a trébuché, bousculé par l’envie de vivre.

 

28 05 2013

hors connexion

Se déplacer, à pieds.
Pas se promener, se déplacer.
Aller d’un point à un autre.
Pas une boucle.

Plus de voiture depuis des mois, pas de radio depuis des semaines, au comptoir du café je feuillette en souriant la presse locale et son chapelet de comptes rendus d’activité associative avant de retourner à mon bureau, je marche dans les flaques, je travaille, ou pas, et je me sens bien. L’état du monde est une question de point de vue.

Et ce jardin, merci encore pour les pivoines.

23 05 2013

(ah) l’eau quoi

Quand je marche j’avance.
Ce chemin que j’aime emprunter encore et encore,
le même, et chaque fois c’est un nouveau chemin.



Marcher est un délice, savoureux de sensualité sous la pluie.
Oui.
Eau sur le front ruisselle jusqu’à la pointe du nez, larme saisie du bout de la langue, mèches de cheveux collées, ploc gouttes sur capuchon, frisson humide dos, transpiration, aussi, mains trempées, peuple de l’eau, gastéropodes, batraciens, oiseaux blottis, insectes aussi, humains aussi, moteurs aussi, silence pluie cadeau.


Petit guide de plaisirs pluvieux, solitaires ou partagés :
- bottes et large imperméable.
- chaussettes en laine pull en laine.
- sortir.
- pas de parapluie!!!
- sauts à pieds joints dans les flaques, chaque flaque, jouissif.
- observation des rythmes et des ondes cercles parfaits à la surface de l’eau, musique.
- admiration des perles d’eau, colliers d’arbre scintillants, bijou.
- soudain le ciel s’ouvre dans une flaque, vertige.





Quand la pluie ne sera plus, on aura trop chaud, ou trop froid, neige 24 décembre Noël blanc, herbe grasse cache-cache œufs, robe sandales bal du 14 juillet, hein. Et si la météo ne colle pas avec nos désirs consuméristes? Ne pourrait-on plus se réjouir?

Hop hop écharpes tongs tricot fraises et pot-au-feu, haut les cœurs!