22 07 2014

omnes

Convaincre…
avec le prototype emporté en ballade.
Répondre aux questions, montrer les possibilités insoupçonnées.
Croiser une revue par Lévi Strauss et Guilbaud,
où il est question de représentation de système parental et matrimonial :
« Une fois qu’on a choisi sur ce graphique un point d’origine — Ego —, on peut localiser tous les éléments de la parenté, y placer tous les mots du lexique et voir aussitôt ce qu’ils signifient dans notre propre langage. C’est ce qu’on appelle un « arbre ». Ce mot n’a pas ici le sens que lui donnent les généalogistes des familles royales : les arbres des généalogistes sont tronqués, ils se limitent à une seule lignée. Sur mon diagramme, je veux au contraire indiquer tous ceux qui sont en relation avec Ego et les relations que j’y relève sont aussi bien horizontales que verticales, ascendantes que descendantes. À travers lui je vise quelque chose d’universel, je veux pouvoir y énumérer toutes les relations, afin de voir ensuite comment s’y inscrivent celles que les gens d’Ambrym semblent privilégier. »

Je vise quelque chose d’universel, je veux pouvoir y énumérer toutes les relations.
Oui, c’est exactement ça, merci!

Vous êtes nombreux avec la certitude que notre projet aboutira, nous le souhaitons aussi, mais tant que notre souscription n’aura pas atteint son palier minimum, il y aura un bémol!
Alors, au risque de me répéter, je compte sur vous!
Parrainez un ami, un proche!

Et comme me l’a soufflé mon beau-fère : Composition familiale, ou comment descendre de l’arbre.

21 07 2014

(…)

Voyageurs, de la cuisine à l’atelier.

20 07 2014

ubac adret

 

De l’Aveyron aux Alpes en revenant par la Drôme.
1000 km et quelques jours.
La France est belle.

Et merci merci merci
2/3 collectés!
On continue, on compte sur vous!

8 07 2014

la genèse

Au début il y a eu un besoin concret et personnel :
mes enfants gravitent dans une bande de cousins, une sacrée bande qui se retrouve chaque été et ne louperait pour rien au monde ce rendez-vous avec la liberté, les gamelles de pâtes, le camping, les secrets, la fraternité, les rivalités, les bêtises et la crasse jusqu’au bout des oreilles.
Dans cette bande de cousins, il y a les cousins germains, il y a aussi les enfants du frère et de la sœur de papa qui ne sont pas son frère ni sa sœur mais qui ont tous la même demi-sœur (et des cousins qui ont la même tante sont donc cousins, non?). Il y a aussi les cousins éloignés de ces cousins pas germains. Et pour peu que se joigne la cousine de papa qui a le même âge qu’eux… ça fait : une bande de cousins, et c’est ça qui compte.

Je dois à ma belle-famille de m’avoir embarquée sur cette réflexion :
quelle photographie donner à tous ces liens familiaux?

Par goût pour l’académisme et les classiques, je me suis d’abord attelée à la figure de l’arbre généalogique. Mais très vite, le besoin d’utiliser plusieurs arbres, y compris leurs racines, et même la forêt, m’est apparu indispensable.



avant/après

La famille, les familles, ça part dans toutes les directions, pas seulement en deux dimensions, pas seulement de haut en bas / bas en haut, mais de gauche à droite ou l’inverse, ou encore en diagonales.


De là est née mon idée d’une branche modulable, à l’instar du rhizome. Un module permettant de faire croître des structures exponentielles, sans contrainte de point de départ ni d’arrivée. J’ai pensé un moment qu’une carte inspirée d’une carte routière pourrait convenir : des routes, des chemins, de grands axes, des points de rencontres… mais l’imaginaire de la cartographie m’éloignait trop de ce que je cherchais. Sans y renoncer vraiment, j’ai mis cette option de côté.

Puis les idées ont stagné, comme en chrysalide, quelques bouts de papiers découpés sur mon bureau, que je regardais de temps en temps sans vraiment  savoir où j’allais avec ça.

Lorsque j’évoquais cette idée autour de moi, je recevais des encouragements enthousiastes,
et mon intuition me disait d’attendre la bonne rencontre pour élever ce projet vers une fabrication en série, une édition.
Comme l’ont raconté Jean-Marie et Catherine sur leur blog, c’est à eux que j’ai choisi de montrer mes bouts de papier un jour de décembre pendant le salon de Montreuil.
L’épicerie de l’orage est une toute petite maison d’édition que j’affectionne pour ses partis pris éditoriaux, son chemin singulier, loin des modes, ses choix affirmés et le traitement généreux de sujets destinés à un public curieux de la vie, une jeunesse en quête de réponses.
Notre collaboration s’amorçait.
Et nous avons pris tout notre temps pour avancer, revenir en arrière, recommencer, essayer, s’égarer.

Chercher à habiller ces branches-module.


Chercher un fond, modulable lui aussi, à l’infini.




L’idée de la carte est revenue…
(puis repartie, me laissant une très agréable expérience de dessin)



Et enfin, sans prévenir, un jour les éléments s’enchaînent et l’évidence apparaît, joyeuse et colorée.


Les traits se cherchent, s’assemblent, les planches de chevrons ou de pastilles se remplissent, les angles s’ouvrent et se ferment.





L’imprimeur tant attendu est trouvé, les devis arrivent, les maquettes se construisent, tout se précise.

Et puis… Champagne! Joie du prototype qui fonctionne!




Et des compositions qui s’agencent aussi bien sur le poster guide-ligne que sur un mur, une table…

Aujourd’hui nous avons bien avancé dans notre souscription, mais nous avons encore besoin de vous, de vos réseaux, de votre buzz!
Le « crowdfunding » = souscription solidaire, est une action qui consiste à financer un projet ou une entreprise grâce à de nombreuses petites sommes d’argent, en provenance d’un grand nombre de personnes.
Mais c’est aussi un peu la loi de la foule (crowd)… plus la cagnotte se remplit vite et attire simultanément des gens, plus nous gagnons en visibilité, car le site génère des flux et donc des visiteurs (un attroupement attire les curieux…).

Alors à vous de jouer, et un immense merci à tous ceux qui ont déjà manifesté leur soutien!
Et à très vite pour la suite!

20 06 2014

t’habites à Lère

ou l’histoire d’un cadeau.

Les cours d’école en particulier sont coutumières des modes, qui comme chacun sait apparaissent sans prévenir, génèrent des engouements voire des discriminations tout à fait aléatoires, pour disparaître, s’évaporer un jour sans dire adieu.
Qui se souvient des pogs ou de la tectonik?  Que deviendra la folie rainbow loom?

Un de mes fils m’a rapporté un jour, qu’un CM2 lui avait dit qu’il n’était pas un homme car il ne portait pas de boxer Freegun… j’ai expliqué qu’à 9 ans on n’avait pas besoin d’être un homme, ça tombait plutôt bien. Mais, au-delà de l’aspect cheap et criard (selon mes critères), je m’étais aussi offusquée du nom… Freegun, pour un slip je trouve ça d’assez mauvais goût, ça sent le mâle en mal de fierté érectile, les effluves d’un machisme ordinaire. Et cette banalisation du vocabulaire des armes que je trouve insupportable. Peut-être une référence aux établissements « gun free » aux US? Néanmoins, toute l’idéologie véhiculée par ce nom m’a refroidie. Et nous avons refusé catégoriquement de cautionner cette mode.

Mais ça c’était à l’école primaire, avant le collège et les passages au vestiaire sous le regard impitoyable des petites frappes (petits zizis) de la classe. Et avant une discussion tout à fait éclairante avec un ex principal de collège devenu auteur. Alors au début du mois, j’ai acheté et offert un Freegun, pour la plus grande joie de celui qui l’a reçu.

Et nous avons tous eu un choc en découvrant l’étiquette, y compris les enfants :

Mais ouais, LOL, ça rime!

Comment dire… alors c’est ça, quand tu enfiles un Freegun, tu deviens donc un archétype de la bêtise, euh pardon un homme! Un homme cool et fun (les motifs), fier de sa queue frétillante (free gun), bref un sniper de la bite, Mum’ n’a qu’à laver les taches!
Quand je pense que c’est moi qui ai acheté ce truc…

À l’heure où d’autres s’interrogent sur l’apparition, aux US, de prénoms comme Colt ou Remington, et concluent que cela en dit long sur notre époque et ce pays, je constate ici que ces détails ne semblent interpeller personne, ou si peu.
Beaucoup n’y voient que l’expression d’un humour bon enfant.
Je reste pour ma part convaincue que, puisque tous les supports sont bons pour la diffusion de la bêtise, toutes les provocations sexistes sont à prendre au sérieux. Je n’ose imaginer le tollé si quelqu’un fabriquait des pyjamas rayés baptisés Stalag et inscrivait sur l’étiquette « demande au kapo, t’auras peut-être un peu d’eau ». Ce n’est pas drôle, du tout.
Freegun et ses étiquettes me font le même effet.

Quant aux mères, elles n’ont jamais eu besoin d’un vulgaire slip en nylon pour faire savoir à leur rejeton qu’il était le plus beau et le plus fort.

Et je compte sur vous pour notre souscription!