rien de nouveau

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Tympan de Conques, détail, 10 VIII 2016

Livre entamé hier par le plus grand des hasards… je partage ici un extrait de la note de l’auteur :

« Les hommes ont toujours essayé de donner le meilleur d’eux-mêmes pour essayer de conserver une certaine beauté de la vie. Une certaine beauté naturelle…
Enfin, comme la question du nationalisme est évoquée indirectement dans ce roman, aux lecteurs qui désirent connaître la position personnelle de l’auteur sur ce point, je tiens à dire ceci : mon livre traite du problème, essentiel pour nous, de la protection de la nature, et cette tâche est si immense, dans toutes ses implications, à l’époque du travail forcé, de la bombe à hydrogène, de la misère, de la pensée asservie, du cancer et de la fin qui justifie les moyens, que seul un effort prodigieux de notre génie et toute la fraternité dont nous sommes capables peuvent en venir à bout. Je ne vois en tous cas guère comment on saurait laisser la responsabilité de cette œuvre généreuse à ceux qui puisent leur force politique aux sources primitives de la haine raciale et religieuse et de la mystique tribale. L’histoire de ce siècle a prouvé d’une manière sanglante et définitive […] que l’alibi nationaliste est toujours invoqué par les fossoyeurs de la liberté, qu’aucun droit de la personne humaine n’est toléré sur les voies triomphales « des bâtisseurs pour mille ans », des « géniaux pères des peuples », et des « épées de l’Islam », et qu’avec un peu d’habileté, un bon Parti au départ, une bonne police à l’arrivée et rien de lâcheté chez l’adversaire, il n’est que trop facile de disposer d’un peuple au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
Romain Gary, Les racines du ciel, Gallimard, 1956.

en rentrée serrée

Il y a quelques jours déjà que j’ai réenfourché mon cartable de prof. J’avais à cette occasion partagé ce lien sur FB ; aux lecteurs qui passent ici : j’ai, au cours de ma formation de prof l’année dernière, monté ce petit site, sorte de portfolio pédagogique pour présenter ma démarche, en attendant une mise à jour de mon travail d’illustration. Bonne lecture!

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Extraits de carnet, IX et XII 2015

in camera

Vous ne verrez pas la guirlande sous les platanes du 14 juillet
Vous ne verrez pas la rivière, la rivière et la rivière
Vous ne verrez pas le coucher de soleil sur le causse les yeux embués de larmes
Vous ne verrez pas l’autre coucher de soleil riant aux éclats
Vous ne verrez pas le linge sécher sur l’herbe
Vous ne verrez pas la morsure du chat
ni la performance musicale et le festin d’écrevisses
ni le grand tri des mois écoulés
ni les bières en terrasse
ni le dentiste aux yeux bleus
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Carte postale pour le festival Festilitt 2016

champêtre

Cet été on part vacances chez nous.

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Reprendre mon blog et tenter d’en regoûter le plaisir. Je me suis tellement retrouvée dans les mots de Coline Pierré (dont je ne connais pas les textes publiés mais celui-là me donne envie d’en découvrir plus) à propos des blogs :
 » (…) j’y ai rencontré des personnes qui ont été importantes pour moi, je m’y sentais bien plus vivante, bien plus à ma place que dans la vie réelle. C’était d’ailleurs tout à fait réel : j’ai rencontré plusieurs de ces personnes, on est partis en vacances, on a arpenté des villes, correspondu, écrit des chansons, assisté à des concerts, mangé des galettes au sarrasin. Et même si aujourd’hui, on s’est presque tous perdus de vue, on a été importants les uns pour les autres à un moment. C’est ce qui compte. »
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