La machine à remonter le temps existe, c’est un vélo. Je n’avais pas circulé à Strasbourg depuis plusieurs années, et mon appréhension en enfourchant la confortable bicyclette hollandaise qu’on me prêtait le soir de mon arrivée se trouva vite dissipée : dans la nuit et les nouveaux quartiers, sous une pluie glacée et légèrement alcoolisée au pinot gris, le chemin apparaissait comme une évidence sous les roues : mes jambes se souvenaient. Ma mémoire de cycliste strasbourgeoise ne demandait qu’à être réactivée pour se rafraîchir. Durant mon séjour, il y eût aussi la très étrange expérience du retour à l’école adorée, la curieuse impression de croiser les étudiants que nous avions pu être, et surtout l’improbable sensation de se trouver du côté des enseignants. Je m’y suis vite habituée, mais les premières minutes m’ont étourdie tant ce lieu me ramenait des années en arrière (et tant l’image de l’ingrate élève que j’étais refaisait surface). Je pensais ces années d’études alsaciennes à jamais un souvenir, je me suis aperçue avec quelle facilité je pouvais encore m’y promener, et surtout m’y ressourcer. Merci aux chers amis qui y ont contribué.






chat dans la gorge
saut dans le coeur
Cela doit être bien étrange en effet de s’attendre à se voir au détour d’un couloir
marquise au chocolat………….?
Bonne année à toi aussi Anaïs !
des tas de beaux projets, de belles promenade et de bonheur !
Cathe.