01 10 10 c’est beau! je guette aussi le 10 10 10 et le 20 10 2010.
Un de nos neveux est né le 05 05 05, j’aime beaucoup!
Dans nos diverses et multiples et envies de déménagement, j’ai toujours exclu d’habiter un vignoble. Même si je garde plutôt un bon souvenir de mon enfance beaujolaise, j’imagine que cette idée symbolisait un retour au foyer parental, une sorte de régression… mon refus tenace, je ne me voyais ni dans les Corbières ni dans le Bordelais, que je trouve néanmoins magnifiques, pourquoi-pas la Bourgogne mais celle avec des champs. Jusqu’à ce que cette maison se présente à nous. Au cœur du vignoble fondé par les moines de l’Abbaye de Conques. Et depuis quelques jours, je me sens comme impatiente : la vie de la vigne à cette époque de l’année me met en joie. Tous les soins d’une année pour ces quelques jours précieux et fastes : les vendanges. L’odeur du raisin écrasé qui s’échappe du bois des remorques, les cuviers qui se préparent à accueillir la récolte, l’humidité des matins d’automne dans les vignes, et la couleur des grappes noires dans les feuilles au jaune naissant.
Le vin.
Sous les étoiles de septembre
Notre cour a l’air d’une chambre
Et le pressoir d’un lit ancien
Grisé par l’odeur des vendanges
Je suis pris d’un désir étrange
Né du souvenir des païens…
Sur le pressoir, La Tordue in Les Choses de rien, 1995
> Admirez les magnifiques porcelaines de Fanny.
















